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 "JUSQUE LA TOUT VA BIEN" ...

 

 

REFORMES  (en pilules ou en gélules...)

 

Au secours !

La France est exsangue ! A l’agonie !

Ne faites plus vos jeux !

Rien ne va plus !

Potion magique

La réforme !!!

Tous azimuts

Le plus vite possible

Pied au plancher

Tous les jours

Même la nuit

Des réformes ! Des réformes !

Deux pour le prix de trois

Trois pour le prix de deux

C’est selon les revenus...

Qui n’en veut ?

 

Tout est bon dans le Mac Rond

Avant l’apoplexie programmée

Le marcheur sauveur

Le Zorro sans cape et  sans épée

Mais avec garde rapprochée et musclée

Bravant très courageusement la foule

Le pédagogue de l’inexplicable

Genre raisonnement du chat qui se mord la queue

Mains paternantes à l’appui

Le sourire d’apparence gendre idéal

Auprès des dames qui bravent l’impossible

Osant l’interpeller

Mais vous n’avez rien compris

Je vais vous expliquer...

 

Lui n’en a que cure

Contre vents et marées

Contre les pauvres gens

Les « sans rien »

Les retraités ?

Tous dans la même charrette !

De pauvres  CDD

Leur presque dernier soupir

Flamme déjà éteinte...

Les services publics ?

Euthanasiés

Jusqu’à la moelle des usagers

Malade tu n’as pas le droit

S’abstenir

Chacun pour soi

Aux plus riches le soin

Les autres

Tant pis pour vous

J’en passe et des plus pires…

 

Cinq milliards d’euros ?

Très facile à trouver pour les plus riches !

Impossible à chercher pour les autres …

A ces " autres » de financer les problèmes des autres …

Il suffisait d’y penser.

Décidément vous n’avez rien compris !

 

Alors ?

Dans ce contexte ubuesque

Que reste t-il de nos amours ?

 

Le dictionnaire des sentences latines et grecques [Renzo Tosi – éditions Jérôme Millon]

J’ai aimé  revisiter, méditer, butiner et partager avec vous des extraits de cet ouvrage de référence pour « découvrir que les proverbes ressemblent aux papillons et qu’il vaut la peine parfois d’en attraper quelques-uns pour profiter un peu de la poudre qui colore leurs ailes »...

 

Quand les rois délirent

C’est le peuple qui paie

Hélas ! On voit que de tous temps

Les petits ont pâti des sottises des grands

Aujourd’hui comme hier

Quand les seigneurs s’arrachent les cheveux

Ce sont les paysans qui prêtent leurs têtes

 

Il paraît que

Le peuple a toujours le gouvernement qu’il mérite

Le roi de ces gens là n’a pas moins de défaut que ses sujets

Pas même Jupiter ne remporte l’unanimité

On ne peut pas contenter tout le monde et son père

Vouloir plaire à tout le monde

C’est ne plaire peut-être à personne

 

Le froid et la neige insistent lourdement

La foudre frappe les monts les plus hauts

Plus l’ homme monte haut

Plus dure sera sa chute

Certes amortie par le sol

Mais

Qui est à terre ne saurait tomber

Si haut placé soit-il

Il doit craindre les petits

Ne surtout jamais oublier que

Même un cheveu a une ombre

Que les boiteux

Sont capables de courir

 

Le pouvoir absolu génère l’injustice

Il détruit, construit

S’évertuant à  faire  rond ce qui était carré

Bien que

Le soleil levant compte plus d’adorateurs que le soleil couchant

J’aime ce dernier

En me disant que ce ne sera jamais le dernier

Pour moi…

 

 

Pendant ces derniers temps

Combien en a-t-on vus

Qui du soir au matin sont pauvres devenus

Pour vouloir trop tôt être riches ! (La Fontaine)

On ne peut faire de profit sans léser son prochain

Aucun juste ne s’est jamais enrichi rapidement

L’amour des écus grandit autant que se multiplie l’argent

A quoi ne forces tu pas le cœur de l’homme,

Faim maudite de l’or ?

 

L’avare ne fait rien de bon

Sauf lorsqu’il meurt

 

Pauvre plèbe qui paie

Fardeau plus lourd à porter que la misère

Bourse pleine de toiles d’araignées

Abondance pas plus honorable que la privation n’est honteuse

 

Ne pas pouvoir utiliser ce dont on a besoin

Désirer ce qu’on ne peut avoir

Pauvreté véritable

Il ne suffit pas de lécher l’ombre d’un pain

Pour rassasier sa faim

 

La force et la beauté sont les biens de la jeunesse

La sagesse la fleur de la vieillesse

Ah si vieillesse pouvait !

Et si jeunesse savait…

D’ailleurs

Nul n’est si vieux qu’il ne pense pouvoir vivre une année de plus

Les personnes les plus âgées sont souvent les dernières à mourir

Mieux vaut devenir vieux de bonheur

Pour vivre vieux plus longtemps

En bonne santé...

 

Apparences trompeuses

Evidences

La barbe ne fait pas le philosophe

Le chien édenté aboie

La poule qui pond le moins ?

La plus tapageuse…

 

Alors en marche ?

Oui à l’évidence !

On n’a pas attendu la posologie du docteur Makrond !

Car qui ne monte pas descend

 

Trois pas en avant

Oui mais

Regard sur la ligne d’horizon

Sans jamais mépriser le relief des sols

Ni rester aveuglément  sourd

Aux bruits furtifs ou insistants

Des bas côtés buissonneux

 

Quant au vent

Ce vent populaire

Le pain et les jeux

Pour s’attirer les faveurs

D’un peuple vulgaire

Je ne mange pas de ce pain là

 

Trop respectueux

De l’Homme

De sa liberté

Celle d’être Homme

Dignité de tous

Sans exception

 

Même si

Le coq est tout puissant sur son fumier

Charbonnier, maître chez lui

Mieux vaut être oiseau de bocage que de belle cage

Je préfère les dangers de la liberté

A la tranquillité de la servitude

 

Notre pensée est libre

On ne tire pas des coups de fusil aux idées

On résiste à l’invasion des armées

On ne résiste pas à l’invasion des idées

 

La liberté d’or n’est pas à vendre

Pas même pour tout l’or du monde

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TOURBILLON DE REFORMES